DIX COUPLES SONT PROCHES ET FORMENT LE GROUPE B.

Dix couples ont des descendances plus ou moins importantes. Les actes de mariages de ces couples ne sont pas connus, car ils ont eu lieu avant 1668, date de début des registres. Ce sont donc leurs enfants qui les définissent.

Dans les trois premières générations, tout se passe à Thenelles, à l’exception de quatre mariages de la génération suivante, à Ribemont, à Noyales (à 12 kms de Thenelles) et à Saint-Quentin. Ils ne sont pas suivis d’implantations locales : les descendances, quand on les a, sont à Thenelles

groupe B

Voyons maintenant que des rapprochements sont possibles et qu'ils sont plus ou moins nets.

En 1675 meurt Claude GUERDOUX, frère de Pasquier (Paquet) . Le patronyme de son épouse a fait l’objet de difficultés de lecture. Sur Geneanet, plusieurs personnes indiquent GRODO, sans donner de preuve. Cette lecture me parait erronée : en effet, sur l’acte de décès, on lit très nettement les trois premières lettres : CRO. La fin du nom a été difficile à définir pour une curieuse raison. Il se trouve qu’à Ribemont il existe le patronyme GROZO(T) sur la liste de naissances en ligne sur le site de la mairie. Compte tenu de la fin du nom a Thenelles, il était tentant de lire CROZO …. Et d’estimer que le curé avait mal entendu ! L’hypothèse est devenue une quasi certitude quand j’ai pu savoir, grâce à Jean Pierre WISNIEVSKI que la lecture de ces actes de naissances, faite par Christophe PUDEPIECE pour Génalogie-Aisne, était CROZO(T) !! Je ne sais pas pourquoi ou comment les mêmes naissances ont été lues GROZO(T) pour la mairie.

En 1674, Jean BOULANGER épouse Marie THOMAS. Les parents de Jean sont très peu lisibles. Mais Claude GUERDOUX onqule (sic) est présent. Or Jean est le fils de Jean Boulanger et d’Anthoinette Guerdoux. Donc Anthoinette GUERDOUX est une sœur de Claude.

En 1681, Pierre fils de Simon, se marie. Il a pour témoin Jean BOULANGER cousin germain dont on vient de voir qu’Anthoinette GUERDOUX est la mère. Simon est un frère d'Anthoinette.

En 1684, Eloy CHASTELAIN est témoin du mariage de Claude, fils de Simon. Il est clairement désigné comme le mari de la marraine de Claude, également prénommée Anthoinette. Cette Anthoinette GUERDOUX est donc également proche de Simon. Mais ce n’est pas la même que celle qui épouse Jean BOULANGER, car les actes de décès les distinguent clairement, respectivement en 1690 et 1698, leurs époux étant indiqués.


Ces premiers résultats indiquent que Pasquier, Claude, Anthoinette et Simon sont de la même fratrie, dont on ne connaît pas les parents. Et qu’une deuxième Anthoinette en est proche.

Anthoine GUERDOUX © 1634 est également relié à ce groupe. Il est témoin du mariage de Charles, fils de Pasquier en 1685. Il est parrain de Anne MAINNEVRET (de Anne GUERDOUX, de Claude, et Julien MAINNEVRET). Et il est témoin du mariage de Charles MAINNEVRET des mêmes parents. Enfin, Julien MAINNEVRET est présent à son décès. Or Julien n’est quasiment présent comme témoin que dans les familles MAINNEVRET ou GUERDOUX. Cette fois, rien n’indique que Anthoine fasse partie de la fratrie de Pasquier. La date de naissance que l’on calcule pour lui © 1634 rend même plutôt difficile de l’envisager car les dates calculées pour Pasquier © 1612 et Claude © 1615 font plutôt penser à deux générations différentes. Sauf à obtenir d’autres informations, on envisagera donc un cousinage, sans pouvoir préciser plus.


Louis GUERDOUX ~1629, quant à lui, est relié à Anthoine de plusieurs manières. Ses petits- enfants Louis 1685 et Magdeleine 1680 ont pour parrain Simon © 1660, fils d’Anthoine. Deux autres, Anthoine 1682 et Marie Jeanne 1692 ont pour marraine Marie LEMAIRE, la femme d’ Anthoine . Et Louise 1680 a pour parrain Louis d’Anthoine.

On notera de plus que Louis est relié à Simon ~1631, car sa petite fille Madeleine 1688 a pour parrain François de ce Simon.

On peut se demander si Anthoine © 1634 et Louis ~1629 ne sont pas frères. En effet, ils ont épousé respectivement Claude et Anne MAINNEVRET, toutes deux sœurs de Julien.

On sait que ce type de mariages entre frères et soeurs est surtout classique quand l’intérêt s’en mêle. Or, Julien Mainnevret était probablement un possédant, en tant que « receveur des grosses dîmes ». Les deux fils d’Antoine, Antoine ~1682 et Louis © 1685 sont mulquiniers. Eux et Antoine leur père savent signer au x de Louis à Ribemont, en 1698. Dans cet acte, Charles VIOLETTE, conseiller et procureur du Roy est présent, ce qui marque l’« importance » de Louis. Par ailleurs son épouse, Françoise GAUDIN, sait signer, ce qui est plutôt rare à cette époque pour une femme. Donc également la marque d’un certain niveau social. ADA 5Mi 1519 1688-1725 vue 202

signatures 1698

On retrouve la signature d’Anthoine, dès son mariage, en 1679 à Thenelles .Son épouse ne signe pas.

Signatures 1679

Il est dommage de ne pas disposer de la signature de Louis, le père d’Alphonse et de Denys. Cependant, celles d’ Anthoine ~1682, de Louis © 1685 et de sa femme indique indirectement que les mariages de la génération d’avant, d’Anthoine © 1634 et Louis~1629 avec des filles MAINNEVRET seraient efficaces sur le plan social. Sans que cela soit prouvé, j’estime que l’on peut les considérer comme frères, leurs dates de naissance étant compatibles avec cette hypothèse.

Il faut aussi noter que Charles © 1663, un fils de Pasquier, sait signer. Il épouse Anne MAINNEVRETune petite-fille de Jullien. Ces GUERDOUX et les MAINNEVRET étaient vraiment fort proches !!

Enfin , deux couples peuvent être rattachés au même groupe.

Jean GUERDOUX ~1629) a un fils Jean ~1654 qui se marie à Thenelles en 1679. Les témoins sont Denis (fils de Louis de Pasquier possible) et Pasquier GUERDOUX.

Jean GUERDOUX ~1635 et Marie CLERE ont une fille, Claudine. Elle épouse LARCHANGE Jean à Saint-Eloi de Saint-Quentin, en 1685. Les témoins sont Jean BOULANGER (époux d’Anthoinette GUERDOUX, sœur de Pasquier) et Simon DECROIX, l’époux d’une autre Claudine GUERDOUX (de Pasquier),

Les deux sont donc proches de Pasquier. Comme on ne connaît pas le patronyme de l’une des épouses, rien ne s’oppose à ce que l’on confonde les deux Jean. Mais rien ne le prouve non plus !

Finalement, la grande dispersion des dix couples GUERDOUX se trouve réduite par cette analyse des témoins et des parrains et marraines de cette série, qui constitue le groupe B .

Son niveau social étant souvent élevé, ce groupe serait-il descendant de Charles ou de ses frères ?

Le couple de Simon ~1631 est le seul de ce groupe qui a des descendants actuels (dont l’auteur !).
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