La branche éteinte de Macquigny, et Léger.

Né à Thenelles, Jean ( François Baptiste) se marie à Macquigny où il a 9 enfants. Il est clerc laïque d’Aisonville non loin de Thenelles et de Macquigny. Ses fils franchissent une jolie marche de l’échelle sociale :  (Jean) Auguste est commissaire des impôts à St Quentin, Nicolas Louis (Jean) et Léger sont des gradés du corps des fermes du roi. Jean Baptiste, d’abord clerc laïque comme son père devient  secrétaire du prince de Conti - voir plus loin- .

L

Léger était capitaine pour les Fermiers du Roy. C'étaient des financiers privés qui étaient chargés d’effectuer la levée de l'impôt Ils versaient au roi une somme forfaitaire et percevaient ensuite pour leur compte l'impôt royal, sans oublier de se servir au passage ! Ils prélevaient plusieurs impôts, par exemple la gabelle sur le sel. Ils étaient aidés par un corps organisé militairement. Chaque paroisse avait sa brigade, faite généralement de six préposés, d’un sous-brigadier et d’un brigadier, sous-officiers qui savaient écrire. Plusieurs brigades étaient commandées par un lieutenant ou un capitaine. 

http://www.cgf forum.fr/phpBB2/viewtopic.php?t=1338&highlight=fermes++roi/

C’est un corps qui était mobile, afin que des attaches ne se créent pas localement. On le voit  très bien dans le cas de Léger : il est employé (1762) puis brigadier (1764)  à Grougis 02. Il se marie en 1766 à Malzy.


guerdoux leger signature

Cavalier , il a deux enfants à Beauvois, tout au nord de l'Aisne en 1768 et 1769. Capitaine, il a deux fils en 1772 et 1775 à Roisel dans la Somme, 30 kms à l’ouest de St Quentin une fille à Flavigny en dans l'Aisne,puis un fils en 1781 à Jussy : il est alors capitaine général. Un fils en 1782, beaucoup plus à l’Est, à Joinville, au sud de St Dizier, en Haute-Marne . Il est en 1784, à Fontaine-sur-Maye, à nouveau dans la Somme mais cette fois près d’Abbeville, où un fils se marie en 1803 ainsi qu'une fille en 1810. Léger y décède en 1819, pensionnaire de l’état, bien que les fermes aient été supprimées par la Révolution. 

Avec ces transferts, rien d’étonnant à ce que les naissances de trois de ses 15 enfants, repérés comme témoins , n'aient pas été trouvées. Les naissances de François Joseph Aubin et de Louis Alexis Thomas à Roisel, dans la Somme, sont cependant indiquées dans leurs mariages. Roisel étant lacunaire , on ne dispose pas des actes. Et deux autres enfants peuvent y être nés. Quant à Marie  Hélène elle  est seulement repérée comme marraine.

GUERDOUX, Marie Florance 28.2.1767 Beauvois-en-Vermandois 02 

GUERDOUX, Pierre Germain Maximilien 29.5.1768 Beauvois-en-Vermandois 02 

GUERDOUX, Marie (Anne, Guilberte ?) 5.5.1769 Beauvois-en-Vermandois 02 

GUERDOUX, Stanislas (Louis) © 1771

GUERDOUX, François Joseph Aubin 14.4.1772 Roisel 80 

GUERDOUX, (Marie) Adelaïde Félicité © 1774

GUERDOUX, Louis Alexis Thomas 21.12.1775 Roisel 80 

GUERDOUX Catherine 14 2 1777 à Flavingy-le-Grand (Beaurain)

GUERDOUX, Joseph Christophe 3.3.1781 Jussy 02 

GUERDOUX, Auguste 30.5.1782 Joinville 52 

GUERDOUX, Françoise (Marie) 10.1.1784 Fontaine-sur-Maye 80 

GUERDOUX, Pierre Martin 16.2.1785 Fontaine-sur-Maye 80 

GUERDOUX, Thérèse Charlotte 30.6.1786 Fontaine-sur-Maye 80 

GUERDOUX, Marie Adelaïde Josephine 13.5.1792 Fontaine-sur-Maye 80 

GUERDOUX, Marie Hélène

Son fils Auguste est également d’un bon niveau social puisqu’il est officier de santé (les officiers de santé sont des médecins recrutés dans un cadre départemental , jusqu’en 1892). On le retrouve dans des documents de la Société d’Histoire et d’Archéologie d’Abbeville (voir Gallica pour les textes complets). Il y apparaît dans une série de cas de choléra, en 1882 à Abbeville. Puis comme archéologue amateur.

Le fils d'Auguste est garde-champêtre à Franleu à une quinzaine de kms à l’ouest d’Abbeville. Son petit-fils Auguste Edouard, garde-mobile, se marie à Versailles 78 et meurt au Perreux 94. Il reste dans la tradition de son grand-père, par un métier de maintien de l’ordre et par des déplacements importants.

Un autre fils de Léger, Stanislas est également officier de santé. Enfin, Louis Alexis Thomas est lieutenant des douanes.

leger 2020

La famille se termine par une fille,  née à Versailles en 1888.

Il s’agit donc d’une famille difficile à suivre et pour laquelle quelques recherches restent à faire.