Les aventures guerrières d'Etienne Florimond.

Pierre Louis 1757, Etienne Florimond 1761 et Pierre François 1765  sont trois fils de Pierre Sébastien, arrière petit fils de Simon . Je ne sais pas grand-chose sur Pierre Louis 1757-1802, seulement qu’il est soldat en 1794, comme de nombreux autres hommes de Thenelles, lors d’un recensement. A son mariage en 1798, il est simplement qualifié de manouvrier. Les deux autres frères ont chacun un dossier bien plus étoffé.

Au Service Historique Armée de Terre ( SHAT, voir la liste spécialisée Archimili), Alain Barrault, aujourd'hui décédé, a trouvé un dossier de pension en faveur d’Etienne Florimond.

Cinq pages pour récapituler une carrière, qui commence en 1781 (il a vingt ans) dans le corps expéditionnaire de Rochambeau et La Fayette, en Amérique, jusqu’en 1782. Son régiment participe à la bataille de Yorktown sous les ordres de François-Marie d'Aboville, qui, plus tard commandera l’artillerie à Valmy. Peut-être qu’Etienne Florimond y était présent car de 1792 jusqu’à l’an IX, il participe aux campagnes de la Révolution.

guerdoux etienne flo 5 extrait campagnes

Entre 1782 et 1792, il était probablement à Besançon où on localise son régiment

http://volontaires.99k.org/2emeregimentdart/index.html

En tous cas, on y vérifie la réalité d’une opération, faite à « Basle » ( Bâle) Sergent dès 1793, non seulement il a échappé aux dangers, mais il a eu la « chance » d’être atteint d’une cataracte mal opérée qui l’a rendu inapte au service d’autant plus que son autre œil est également en mauvais état, : un artilleur presque aveugle….…. cela ressemble à un gag digne du film de la Grande Vadrouille et de son mitrailleur allemand qui louche ! Ceux qui connaissent apprécieront.

Indice d’une bureaucratie éternelle, sa presque cécité a été vérifiée deux fois, par des officiers étrangers au corps …. Ce qui montre que la confiance régnait ! Il a finalement obtenu une pension (solde de 280,50 francs soit environ 560 euros en 2006).

Dans le mémoire, on notera GUERIDOUX pour Guerdoux et une inversion amusante : sa mère est appelée CALPIN pour CAPLIN ou CAPLAIN) ! Elle devait être de petite taille ( puisqu'on dit que c'est le petit qu'à le pain .... et j'arrête là les plaisanteries).

En 1793, il se marie à Huningue, ville française toute proche de Bâle. Sa signature figure sur l'acte de mariage avec Anne-Marie REINDERHEIM, née dans l'Oise, en 1770, d'un père alsacien, soldat.

 

guerdoux etienne florimond signature

Je ne lui ai pas trouvé d'enfants à Huningue et sa région.

En 1803, il se remarie à Thenelles où il est revenu. Il meurt à 76 ans dans son village, après une vie dont on peut dire qu'elle a été bien remplie.