La branche de Chevreuse

C'est celle du rédacteur ! Elle vient de Louis 1732 et donc de Simon.  Son analyse détaillée, grâce aux actes, aux recensements et aux registres matricules est un exemple de mouvements d’une famille à la fin du XIX ème. Les fils ont été probablement poussés à rejoindre Paris pour y trouver du travail.

Le fils aîné de François Louis, François Ferdinand, est lié à quatre femmes. Tout d’abord il a un fils, Ferdinand Emile 1868 à Ribemont, avec Hyacinthe VASSEUR, sans que le couple ait convolé. On notera qu'il s'agit de la future femme, 5 ans après, de son frère Joseph François

En 1873, François Ferdinand se marie à Tergnier et il a deux enfants de Zulia MARECHAL, en 1874 et 1875 à Ribemont. En 1878, on le trouve se mariant à Bobigny 93, où je ne lui connais pas d’enfants. Enfin en 1880, il habite à Paris, 97 quai de Javel, après avoir résidé rue Lecourbe. Sa dernière épouse Honorine BEGUE lui donne deux enfants à Paris.

famille simon 7

L’ autre fils de François Louis , Joseph François, nait, se marie deux fois et meurt à Ribemont. Deux enfants de son premier mariage, avec Hyacinthe Vasseur, celle qui a eu un enfant de son frère François Ferdinand, naissent et meurent à Ribemont. Les trois fils de son second mariage naissent aussi à Ribemont mais on les retrouve à Paris.

Abel Joseph est le premier à y être repéré en 1896, 7 rue des Trois Bornes, au moment de son incorporation. Après plusieurs adresses, on le trouve en 1906 46 rue Chaptal à Levallois-Perret. Dans le souvenir du rédacteur, il avait une fille, ce qui reste à confirmer.

François Louis habite 78 rue Rambuteau, à Paris lors de son conseil de révision, en 1897 également. En 1907, il est 8 rue Gravel à Levallois-Perret , proche de son frère Abel. En 1914, son épouse habite 17 rue de Cronstadt à Bondy, 93

Joseph Auguste, est encore à Ribemont lors de son conseil de révision, en 1894. Il est à Paris en 1897 2 rue du Pont Neuf

Ajoutons que Ferdinand-Emile, leur demi-frère, par leur mère, est peut-être arrivé à Paris un peu plus tard : en 1900, on le trouve 8 rue J. Robert. On n’a pas plus d’information sur son compte car son registre matricule est incomplet. Je n’ai pas pu trouver son dossier de douanier, qui aurait pu m’en dire plus. Cependant, on le trouve dans un recensement de 1936 à Doingt-Flamicourt (Généanet/André BAUDUIN). Il y décèdera.

En tous cas, les quatre frères sont repérés à Paris entre 1896 et 1900. Et ils étaient en contact les uns avec les autres, ce qui n’a rien d’étonnant : Ferdinand-Emile est au mariage d’Abel, en 1900 , à une adresse qui est celle de Gabrielle CHASSAGNE, future épouse de François. Louis. Abel et François Louis sont présent au x de Joseph Auguste, en 1899. Plus tard, on l’a vu, ils habitent tous deux à Lavallois-Perret. 

Leurs signatures figurent dans plusieurs de leurs mariages.

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signaures gdx XIXe fini

Le mariage de Ferdinand Emile a sa mère VASSEUR comme témoin et réserve une surprise !

guerdoux granthomme gourdoux

Un témoin porte le nom de GOURDOUX ! Il n'est pas plus identifié dans le texte de l'acte. Une reherche rapide dans Généanet montre que le patronyme existe en grand nombre dans l'Aisne, en particulier à Chevresis-Monceaux, à 10 kms de Ribemont.. Existe-t-il une étymologie commune avec GUERDOUX, si proche à l'oreille: cette petite trouvaille récente (juin 2020) devra être analysée (rien sur Génanet/Tosti pour le moment).

Un extrait du registre militaire de Louis François (c’est François Louis !) figure ci-dessous . On y trouve par exemple ses caractéristiques physiques

Et une partie de ses adresses successives. ADA 21R125 (1897) vol n°529

guerdoux françois louis 1897 1919 cronstadt

Ainsi que ses mésaventures pendant la guerre : disparu en août 1914 à Bellenglise 02 , prisonnier dans un Kriegsgefangenenlager -camp de prisonnier de guerre - jusqu’en 1918.

Son épouse a été avertie de sa captivité, ainsi que l'indique un article du Figaro du 20 10 1914.

guerdoux frs louis prisonnier 20 10 1914 bis

Tout cela montre que les 4 frères sont arrivés à Paris dans une période de quelques années (1896-1900). Rien n’interdit même d’imaginer qu’ils sont venus à Paris pratiquement ensemble. Je n’ai pas réussi à déterminer si leur venue a un lien quelconque avec l’installation plus ancienne de François Ferdinand, le père de l’un et l’oncle des trois autres, successivement à Bobigny (1878) puis à Paris (1883)

Plus tard, ils quittent tous Paris, ce que l’on voit de différents manières (registres matricules, listes électorales, actes divers). A leurs décès ils sont éloignés les uns des autres : Abel en 1953 à Nogent-le-Rotrou 28 ; Ferdinand Emile en 1950 à Doingt-Flamicourt 80; Joseph Auguste en 1946 au Perreux/Marne 94 ; François Louis à Noisy-le-Sec 93 en 1941.

Ce dernier est mon grand-père. Il n’a eu qu’un fils et la branche va s’éteindre avec le mien, qui n’a pas eu de garçon. 

Simon et Marie IDEE ne peuvent donc compter que sur la branche d’Hirson, vue juste avant, pour continuer à défendre le patronyme !!